Près de 2 milliards d’internautes en 2010, avec une croissance exponentielle depuis le début des années 2000, Internet fait plus que jamais partie du quotidien des gens, et est devenu essentiel dans la circulation de l’information et les échanges commerciaux. C’est aux états-Unis et en Chine qu’on trouve le plus d’utilisateurs d’internet, en Afrique sub-saharienne qu’il y en a le moins.
Ces chiffres reflètent de manière criante les inégalités mondiales : le palmarès de l’accès à Internet est aussi un palmarès économique. Le pourcentage d’internautes pour 1000 habitants est le plus élevé au Canada, en Australie/Nouvelle-Zélande et en Europe du Nord et de l’Ouest (Scandinavie, Royaume-Uni, France, Italie…). On remarque tout de même l’absence du Japon sur cette carte, pays pourtant connu pour être ultra-connecté, et dont le taux devrait surement approcher celui de son voisin, la Corée du sud. À l’inverse, parmi les pays les moins équipés, on trouve sans surprise le continent africain, une partie de l’Asie du Sud-Est et Centrale, l’amérique centrale et dans une plus faible mesure, l’amérique du sud. Autant de régions du monde où la priorité est avant tout l’accès aux biens et services de base (alimentation, eau, transports, énergie).
La liberté d’accès et d’utilisation du Net est révélatrice de la démocratie dans le monde. La liste noire des pays où l’accès à Internet est le plus sévèrement réglementé, voire réprimé ou interdit, est aussi celle des états où la liberté d’expression est un enjeu majeur, et un combat quotidien pour ceux qui y sont attachés. On retrouve sur cette carte tous les pays du printemps arabe, mais aussi la Chine, Cuba, et au cœur de l’Europe de l’Est, la Biélorussie, dont la législation s’est encore durcie récemment.


